Comment fonctionne le son
Le son est physiquement décrit comme des fluctuations périodiques de densité, se propageant à travers un vecteur, dans la plupart des cas les fluctuations de la pression d’air dans l’atmosphère ambiante. Nous percevons un son quand ces fluctuations sont transmises à nos oreilles et, de là, jusqu’à notre cerveau. Notre perception du son dépend à la fois des aspects
physique de l’environnement (phénomène acoustique) et du fonctionnalisme de notre cerveau (phénomène psycho-acoustique).
Les fluctuations périodiques de l’air sont appelées « ondes sonores », puisque leur comportement ressemble dans bien des cas à celui des vagues de la mer. Si les périodes
entre ces fluctuations sont assez irréguliers (de 20 à 20.000 fois par secondes), nous percevons une tonalité. La longueur des périodes est appelée
« fréquence » de cette tonalité. Étant donné que les ondes sonores se propagent à une certaine vitesse, l’onde se propagera sur une certaine distance au cours de
chaque période. Ceci est appelé la« longueur d’onde » du son en question.
Si les fluctuations sont irrégulières et forment un schéma chaotique, le son ainsi produit est appelé « bruit ». Normalement, un son est un mélange complexe des plusieurs tons et bruits
entremêlés. Autrement dit, un tel son n’as pas réellement une seule fréquence, mais s’étend sur une plage de fréquences bien définie. Les fréquences se mesurent en unité Hertz, c’est-à-dire un certain nombre des fluctuations par seconde. Les ondes sonores, comme les vagues de la mer, sont répercutées par des objets solides.
Lorsque les ondes sonores réfléchies se mêlent les unes aux autres, elles forment un schéma d’une extrême complexité, qui fait quelles s’amortissent les unes les autres dans certaines zones et s’amplifient mutuellement dans d’autres. Ces effets dépendent de la fréquence d’une onde spécifique, de la dimension de la pièce, et du pouvoir réfléchissant des
surfaces. C’est pourquoi chaque pièce et chaque source sonore bénéficie de propriétés acoustiques uniques, et les problèmes acoustiques sont presque impossibles à généraliser. L’art qui consiste à maîtriser ces schémas s’appelle Design Acoustique.
Dans chaque pièce et presque chaque environnement extérieure, se trouvent des surfaces aptes à réfléchir le son. Il est donc très rare que nous entendions un seul son
à l’état pur, mais plutôt une série de sons, commençant par le son direct, immédiatement suivi d’une série complexe d’échos. Compte tenu du fonctionnement de notre
cerveau, ces échos peuvent être subdivisés en deux groupes :
1. Répercussions immédiates, qui suivent de trop près le son direct pour que notre cerveau puisse les identifier comme entités séparées. Elles influent sur la coloration tonale du son perçu, et jouent un rôle important dans l’intelligibilité des voix et l’information spatiale.
2. La réverbération est la partie plus tardive et plus chaotique des répercussions. Nous savons tous ce qui ce passe quand nous sommes dans une église. La réverbération apporte un support essentiel à certains types de son, tels que la musique, mais peut aussi être dérangeante pour d’autres types de sons. Le temps nécessaire à la répercussion des sons pour « s’évanouir » s’appelle Temps de Réverbération. Chaque objet et chaque pièce a une fréquence spécifique, correspondant à sa masse et à ses propriétés dimensionnelles.
À cette fréquence, il est très facile de faire vibrer l’objet. Ce phénomène s’appelle Résonance et la fréquence est appelée Fréquence de résonance. Le niveau du son,
ou intensité des fluctuations de pression, se mesure en Décibel – dB.
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